Guide pour les créateurs d’entreprise
Comment financer le site Internet de mon entreprise ?
Lorsqu’on crée une entreprise, les dépenses arrivent souvent avant les premières recettes : matériel, stock, local, communication, assurances, logiciels… et, pour beaucoup d’activités, la création d’un site Internet professionnel.
La question n’est donc pas seulement de savoir combien coûte le site. Il faut aussi décider comment financer cet investissement sans mobiliser inutilement une part trop importante de la trésorerie disponible au démarrage.
Quelles sont les solutions pour financer un site Internet professionnel ?
Il n’existe pas une solution de financement adaptée à toutes les entreprises. Certaines auront intérêt à régler leur site immédiatement ; d’autres préféreront conserver davantage de trésorerie pour financer leurs premiers mois d’activité.
Les principales possibilités sont le paiement comptant, le paiement en plusieurs échéances, l’étalement du coût sur une durée plus longue, l’intégration du site dans le financement global de la création d’entreprise et, lorsque l’entreprise y est éligible, certaines aides publiques ou locales.
Payer son site Internet comptant
Le paiement comptant est la solution la plus simple : le coût de création du site est réglé en une seule fois, ou selon l’échéancier court prévu au devis.
Cette formule peut être parfaitement adaptée lorsque l’entreprise dispose d’une trésorerie suffisante et que l’investissement représente une part raisonnable de ses ressources disponibles. Elle présente notamment l’avantage de ne pas créer d’engagement financier sur plusieurs années.
En revanche, payer comptant signifie mobiliser immédiatement une somme qui ne pourra plus être utilisée pour les autres besoins du lancement. Ce point est particulièrement important lorsqu’une entreprise doit également financer du matériel, un stock, de la publicité ou simplement conserver une réserve pour absorber les premiers mois d’activité.
Payer la création du site en plusieurs fois
Certains prestataires permettent de répartir le règlement du site sur quelques échéances. Un paiement en trois ou quatre fois, par exemple, permet d’éviter une sortie de trésorerie unique tout en conservant une durée de règlement relativement courte.
Cette solution peut convenir lorsque le problème est essentiellement temporaire : l’entreprise peut financer son site, mais préfère répartir la dépense sur plusieurs mois.
Il faut toutefois distinguer ce type de paiement fractionné d’un financement ou d’un étalement sur plusieurs années.
Répartir le coût du site sur 24 ou 36 mois
Une autre possibilité consiste à répartir le coût de création du site sur une durée plus longue.
Cette solution peut être intéressante lorsque le site constitue un véritable outil de travail ou de développement commercial et que l’entreprise souhaite en disposer dès son lancement sans mobiliser immédiatement l’intégralité de son coût.
Elle permet notamment de conserver davantage de trésorerie pour d’autres besoins de démarrage. Un paiement sur 24 ou 36 mois implique cependant de regarder autre chose que le montant mensuel affiché : coût total, durée d’engagement, services inclus, conditions de sortie et règles concernant la propriété du site.
Intégrer le site au financement global de la création d’entreprise
Lorsqu’un projet nécessite plusieurs investissements importants, la création du site Internet peut également être intégrée au plan de financement général de l’entreprise.
C’est notamment le cas lorsqu’un prêt professionnel finance simultanément du matériel, des travaux, du stock, des logiciels ou d’autres dépenses nécessaires au lancement.
Contracter un crédit uniquement pour financer un site de quelques milliers d’euros n’est généralement pas pertinent. En revanche, considérer le site comme l’un des investissements nécessaires au démarrage peut être logique lorsqu’il joue un rôle important dans l’acquisition de clients ou le fonctionnement de l’entreprise.
Rechercher une aide à la numérisation
Il existe en France différents dispositifs destinés à accompagner la numérisation des entreprises. Certaines aides peuvent prendre en charge une partie des dépenses liées à la création ou à l’amélioration d’un site Internet, mais elles ne sont ni automatiques ni accessibles de la même manière à toutes les entreprises.
Les conditions peuvent notamment dépendre de la région, du territoire, du secteur d’activité, de la taille de l’entreprise ou de la nature exacte des dépenses.
Il est donc préférable de rechercher les dispositifs auxquels l’entreprise peut réellement prétendre plutôt que d’intégrer par défaut une hypothétique subvention dans son plan de financement.
Pour identifier les dispositifs auxquels votre entreprise peut prétendre, vous pouvez consulter le moteur de recherche des aides à la numérisation proposé par France Num.
Faut-il payer son site comptant ou préserver sa trésorerie ?
Disposer de l’argent nécessaire pour payer un site ne signifie pas nécessairement qu’il soit préférable de le régler intégralement au démarrage.
La véritable question est de savoir quelle part de la trésorerie l’entreprise peut raisonnablement consacrer à cet investissement sans fragiliser les autres besoins du lancement.
Prenons une entreprise qui démarre avec 10 000 € disponibles et prévoit un site à 4 000 €. Elle peut matériellement payer le site comptant. Mais cette dépense représenterait 40 % de sa trésorerie initiale.
Si elle doit également financer du matériel, de la communication ou plusieurs mois de charges avant d’atteindre un niveau d’activité suffisant, conserver une partie de cette somme peut être plus important que d’éviter tout paiement futur.
À l’inverse, une entreprise disposant d’une trésorerie confortable et de peu d’autres investissements peut avoir intérêt à payer son site rapidement plutôt que de conserver inutilement un engagement sur plusieurs années.
L’objectif n’est donc pas de préserver la trésorerie à tout prix. Il s’agit de l’affecter aux besoins qui sont réellement prioritaires pour le lancement de l’activité.
Est-il intéressant de financer un site Internet sur 24 ou 36 mois ?
Répartir le coût d’un site sur 24 ou 36 mois peut être pertinent lorsqu’une entreprise souhaite préserver sa trésorerie au démarrage tout en disposant immédiatement d’un site adapté à son activité.
Cette solution est particulièrement intéressante lorsque le choix d’un paiement comptant conduirait l’entreprise à réduire excessivement son projet : supprimer des fonctionnalités utiles, choisir un site trop limité ou reporter sa création alors qu’il est nécessaire pour commencer à prospecter ou vendre.
Elle ne doit cependant pas être choisie uniquement parce que la mensualité paraît faible. Avant de s’engager, il faut connaître le coût total de la prestation et comprendre précisément ce que prévoit le contrat.
Une entreprise doit notamment vérifier :
- la durée de l’engagement ;
- le montant total payé ;
- les prestations comprises pendant cette période ;
- les éventuels frais supplémentaires ;
- les conditions d’évolution du site ;
- les modalités prévues en cas d’arrêt anticipé ;
- le moment auquel la propriété du site est transférée.
Le paiement sur 24 ou 36 mois est donc avant tout un outil de gestion de trésorerie. Sa pertinence dépend de la situation de l’entreprise et des conditions proposées.
Paiement mensuel, abonnement et location : quelle différence ?
Voir apparaître un tarif mensuel ne suffit pas pour déterminer la nature d’une offre de création de site Internet. Deux prestations affichant toutes deux « 150 € par mois » peuvent correspondre à des modèles très différents.
Un paiement mensuel n’est pas forcément un abonnement
Une mensualité peut correspondre à un abonnement donnant accès à un service tant que celui-ci est payé. Mais elle peut également correspondre au règlement progressif d’une prestation de création dont le coût a simplement été réparti dans le temps.
Cette distinction est importante, notamment pour savoir ce qui se passe à la fin des paiements. Il est donc préférable de ne pas se limiter au montant mensuel annoncé et de vérifier la nature exacte du contrat.
Que comprend réellement la mensualité ?
Il faut également distinguer le coût de création du site des dépenses qui accompagnent son fonctionnement.
Selon les prestataires, une mensualité peut inclure la création initiale du site, l’hébergement, la maintenance technique, certaines mises à jour, un accompagnement ou certaines évolutions du site.
Chez d’autres prestataires, certains de ces services feront l’objet d’une facturation séparée. Comparer deux offres uniquement à partir de leur mensualité peut donc conduire à des conclusions trompeuses.
Que se passe-t-il si l’on souhaite arrêter avant la fin ?
Le contrat doit préciser ce qui se passe lorsque l’entreprise souhaite interrompre la prestation avant le terme prévu.
Il peut rester des sommes dues. Certaines prestations peuvent cesser. Des conditions particulières peuvent également être prévues dans certaines situations.
Ces éléments doivent être vérifiés avant la signature et non lorsqu’un problème survient.
À qui appartient un site Internet payé progressivement ?
La réponse dépend du contrat conclu avec le prestataire. Le fait de payer tous les mois ne permet pas, à lui seul, de déterminer qui possède le site.
Selon le modèle proposé, l’entreprise peut être propriétaire immédiatement, devenir propriétaire après le règlement complet ou simplement disposer d’un droit d’utilisation pendant la durée de la prestation.
Il est donc important de vérifier explicitement ce point.
Il faut également distinguer plusieurs éléments : le site lui-même, le nom de domaine, les textes, les photographies, les développements spécifiques ou encore les éventuelles licences utilisées.
Lorsqu’un site est destiné à devenir un outil durable pour l’entreprise, les conditions permettant de le récupérer, de le transférer ou de changer ultérieurement de prestataire sont particulièrement importantes.
Existe-t-il des aides pour financer la création d’un site Internet ?
Oui, certaines entreprises peuvent bénéficier d’aides destinées à accompagner leur transition numérique ou certains investissements liés à leur présence en ligne.
En revanche, il n’existe pas une aide nationale unique et permanente permettant à n’importe quelle entreprise française de faire financer automatiquement la création de son site.
Les dispositifs évoluent et peuvent être proposés par différents acteurs : régions, collectivités territoriales ou organismes d’accompagnement notamment.
Le portail France Num permet de rechercher les aides disponibles en fonction de la situation de l’entreprise.
Lorsqu’un dispositif semble intéressant, il faut vérifier précisément les dépenses éligibles. Une aide peut par exemple financer la conception du site sans prendre en charge son hébergement, son abonnement à certains services ou ses dépenses ultérieures de maintenance.
Quelle solution choisir pour financer son site Internet ?
Le choix dépend principalement de la trésorerie disponible, du montant du projet et de l’importance du site pour le lancement de l’activité.
| Situation | Solution à envisager |
|---|---|
| Trésorerie confortable et investissement limité | Paiement comptant |
| Besoin de répartir ponctuellement la dépense | Paiement en plusieurs échéances |
| Site important dès le lancement et volonté de conserver davantage de trésorerie | Répartition du coût sur 24 ou 36 mois |
| Plusieurs investissements importants à financer au démarrage | Financement global du projet |
| Entreprise éligible à un dispositif d’aide | Aide éventuelle + financement du reste à charge |
Ce tableau constitue une orientation générale. Le financement doit rester proportionné aux ressources de l’entreprise et au rôle réel du site dans son activité.
Il est rarement pertinent de surdimensionner un projet simplement parce qu’un financement est disponible. Mais l’inverse est également vrai : réduire excessivement le site dont l’entreprise a réellement besoin dans le seul but de diminuer la dépense initiale peut se révéler contre-productif.
Comment SELYSEN permet de répartir le coût d’un site professionnel ?
SELYSEN accompagne des entreprises partout en France dans la création de leur site Internet professionnel, notamment au moment de leur lancement.
Selon l’offre retenue, le coût de création peut être réparti sur 24 ou 36 mois.
L’objectif n’est pas de proposer un site aux entreprises qui seraient incapables de le financer, mais de leur permettre de choisir plus librement la manière dont elles utilisent leur trésorerie de départ.
Une jeune entreprise peut ainsi disposer dès le lancement d’un site correspondant réellement à son activité tout en conservant davantage de ressources pour financer ses autres besoins.
Cette organisation implique naturellement des contreparties. Le coût doit être considéré sur l’ensemble de la durée prévue au contrat, et l’entreprise s’engage sur les modalités convenues. Chez SELYSEN, la propriété du site intervient après le règlement complet prévu au contrat.
Des dispositions particulières sont également prévues en cas de cessation définitive de l’activité avant le terme, selon les conditions contractuelles applicables.
Les offres SELYSEN vont du One Page au site vitrine, au Site métier et aux solutions e-commerce. Le choix de la formule et du mode de règlement doit donc partir du besoin réel de l’entreprise plutôt que d’un simple objectif de mensualité.
Pour connaître les différentes formules proposées, découvrez les offres SELYSEN.
Pour consulter les montants et les différentes modalités de règlement, consultez les tarifs SELYSEN.
Quel site faut-il réellement financer au lancement de son entreprise ?
Avant de choisir comment financer un site Internet, il faut déterminer quel site est réellement nécessaire.
Un professionnel qui a essentiellement besoin d’expliquer son activité et de générer des prises de contact n’a pas les mêmes besoins qu’une entreprise qui doit présenter plusieurs services complexes, gérer des fonctionnalités métier ou vendre en ligne.
Un site plus coûteux n’est pas automatiquement un meilleur choix. À l’inverse, choisir systématiquement la solution la moins chère peut conduire à devoir refaire le site peu de temps après le lancement.
Pour déterminer la solution adaptée à votre projet, consultez également notre guide Quel type de site internet choisir à la création de mon entreprise ?
En résumé : comment financer son premier site professionnel ?
Plusieurs solutions permettent de financer la création d’un site Internet : paiement comptant, paiement en plusieurs fois, répartition du coût sur une durée plus longue, financement global du projet ou aides lorsque l’entreprise y est éligible.
Aucune de ces solutions n’est systématiquement meilleure que les autres.
Le bon choix est celui qui permet à l’entreprise de disposer du site dont elle a réellement besoin sans déséquilibrer inutilement sa trésorerie ni accepter un engagement qu’elle ne maîtrise pas.
Avant de choisir, il faut donc comparer le coût total, les services compris, la durée d’engagement, les conditions de sortie et les règles concernant la propriété du site.
SELYSEN propose plusieurs solutions de sites professionnels ainsi que, selon les prestations, la possibilité d’en répartir le coût sur 24 ou 36 mois.
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